13 > Les halles, son linteau et la salle des fêtes

La construction des halles fut décidée en 1890 par M. Pichery, Maire du Pellerin à cette époque.

Les halles seront construites en trois travées (une centrale de 11 x 22 mètres et deux adjacentes de 8 x 22 mètres). La charpente en bois sera couverte d’ardoises, des pièces de bois en dégradé et en arrondi seront assemblées sur la façade pour donner à l’ouvrage  le style de l’époque et le mur du fond sera incrusté d’un linteau de cheminée de style renaissance, replacé dans le mur côté nord. Celui-ci est encore visible aujourd’hui.

À cette époque, un banc suivait le mur de fond et permettait aux gens venus vendre leurs produits de s’y installer les jours de marché. Ces mêmes jours d’ailleurs, le garde champêtre faisait sonner la cloche installée sur le pilier central pour annoncer l’ouverture et la fermeture de celui-ci.

En 1891, des grilles furent installées de façon à ce que les halles soient protégées et réservées aux jours de marché.

Des années plus tard, en 1929, à la demande du Comité des Fêtes en manque de local, la travée nord des halles sera transformée en salle des fêtes.

Les halles et cette salle seront alors utilisées pour de nombreux événements, sans en empêcher le déroulement du marché chaque samedi matin. Une scène y sera aussi installée pour les représentations d’une troupe locale de théâtre. À ce moment là, une grille en fer forgé, réalisée par Monsieur Brossaud, ornait la porte d’entrée avec les lettres entrelacées «SDF» (salle des fêtes). Celle-ci est aujourd’hui exposée sur le mur nord des halles.

Pendant la guerre 39-45, les grilles des halles furent démontées par les soldats allemands qui occupaient les lieux.

En 1942, un cinéma « parlant » qui prit le nom « d’Étoile Cinéma » fut installé dans la salle par Monsieur Lepage. Le cinéma cessa de fonctionner en 1973. Les halles virent aussi les représentants de la revue locale de la Cloche. Une scène provisoire, installée au fond de la grande nef permettait aux chansonniers, qui mettaient en scène la vie locale et ses personnages, parfois pittoresques, de s’y donner à cœur joie. L’élection des «reines» y avait également lieu au cours de soirées dansantes…

Enfin, les soirs d’hiver du début des années 60, le club de foot y faisait des entraînements car l’éclairage y était installé. Le bruit des ballons s’écrasant avec force sur les murs était impressionnant du fait de la résonnance de ces lieux presque fermés.

Aujourd’hui, on agite plus la cloche. On ne ferme plus les grilles mais le marché sous les halles est toujours d’actualité chaque samedi matin.

 

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