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La seigneurie du Bois-Tillac

En 1698, Binet de la Blottière, originaire de Touraine, épouse la fille du Seigneur du Pélerin, Anne Leborgne, habitant le château.

En 1711, il vend 2 grands domaines (le Plessis Mareuil et La Mare en la commune de St Viaud) pour acquérir 2 autres seigneuries : Jasson à Brains et Malnoë à Cheix.

Il prend alors le titre de Chevalier Binet, seigneur de la Blottière, Jasson, Malnoë et Vigneux et autres lieux.

Le Manoir du Bois Tillac devient une grande demeure seigneuriale dont les propriétés s’étendent jusqu’à la Loire. Le château fort ayant disparu depuis longtemps, ce domaine devient le véritable château du Pellerin.

Après la tourmente révolutionnaire, le dernier descendant de la famille Binet de Jasson, Jean-Philippe, épouse en seconde noce une demoiselle Liger, couturière à la cour de Jasson. De cette mésalliance naîtront deux enfants : Louis-Philippe, mort sans descendance et Joséphine-Anne, qui épousera François de Cadoudal. Sa seconde femme meurt en 1851 et Binet de Jasson vend sa propriété du Bois-Tillac en 1852. Il se retire alors dans sa maison des Coteaux, sur les bords de la Loire, où il meurt en 1859.

En 1673, la seigneurie du Bois-Tillac possédait son port qui servait aux visiteurs de la seigneurie allant en direction du port Launay.

Les passeurs du port Launay à la seigneurie du Bois-Tillac devaient le droit féodal, une fouace et dix sous, au gardien qui était abrité dans la guérite.

Le chemin des coteaux, qu’on appelait autrefois « la ronde des douaniers » permet, avant d’arriver au village de la Martinière, de découvrir la Seigneurie, son petit port avec sa guérite, les bornes oubliées et la tour au lièvre.

La Pierre devenue la tour au lièvre

En l’an 1293, les religieux du couvent de Buzay reçoivent une reconnaissance de dix sols annuels, assise sur 16 sillons de terre plantés de vignes, près du lieu dit la Pierre au lièvre. Cette Pierre au lièvre est un rocher plat qui du rivage s’étend dans la Loire.

En 1838, les ingénieurs ont fait élever un amer (point de repère pour les navigateurs). Cette tour en granit, baptisée la tour au lièvre a protégé beaucoup d’embarcations.

Les Bornes oubliées de la Loire

De 1848 à 1849, des bornes de nivellement et kilométriques sont implantées sous la direction de messieurs Bourdaloue et Collin, à partir de Saint-Victor,  au niveau de Saint-Étienne (Loire), jusqu’à Mindin (rive gauche) et Méan (rive droite).
Le Méridien de Paris, passant en amont de Sully, est la base
de la numérotation des bornes kilométriques, dans
le sens de la descente vers l’estuaire.

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